Camaïeu

Au fil du temps

Décembre en fête

le 08/12/2006 à 19h18

C'est décembre qui nous tend les bras. Plus que jamais, la nuit omniprésente nous enlace de ses bras glacés.


 


 


Nuit polaire, où les verts et les bleus se mélangent dans un camaïeu des plus féériques. La neige qui arrivera bientôt est porteuse de bonnes nouvelles. Mais pour en comprendre le sens mieux vaut la lire à l'envers.


 


 


Les ours blancs, leur baluchon sur l'épaule, sont venus découvrir nos contrées mystérieuses, où chaque tronc d'arbre recèle une quantité de vie inépuisable.


 


 


Sur les pavés du vieux bourg illuminé pour Noël, elfes et farfadets fument la pipe. Dans les pubs, la lumière huileuse goutte sur le trottoir. Il faudra redresser le chapeau du bonhomme de neige et balayer à ses pieds. Ses yeux creux aux lueurs de cire de bougie semblent nous remercier et nous souhaiter à nous aussi de joyeuses fêtes.


 


 


Mais ici point d'artifices. Juste la sincérité de la neige que l'on attend. La semaine prochaine, une escale appelée Fée-ri-bourg sera le premier pas vers ce que l'on appelle le Grand Nord. Je vois déjà le givre recouvrant les cils de la cathédrale, et le lutin malicieux de la Munsterplaze m'offrir d'un air ravi les spécialités de son pays celtique...

 

 

 

L'ombre de velours vert-gris de la nuit qui s'approche recouvre déjà les cimes des collines alentour. Je dois rentrer. A mon col, des dizaines de flocons se sont agrippés. L'air sent la neige, cette odeur si caractéristique qui me rappelle le passé. Le tapis blanc et ses merveilles à découvrir... De 7 à 117 ans, elles émerveillent toujours autant, ces larmes joyeuses de la nature...  Le hibou guette sa proie dont les mouvements furtifs marquent le dais ivoire. Le chat n'ose trop sortir, "la neige ça mouille".

 

 

 

Moi, je m'amuse, il me réveille, ce vagabond nocturne, porté par les courants d'air. Un passe-muraille dément mais sympathique, qui sait s'attirer les bienfaits de toutes choses...

 

 

 

Ca y est, la voilà. La Dame Glaciale aux mains gantées de velours ;  celle que l'on appelle la Nuit. Elle souffle sur le paysage endormi qui s'anime pourtant de lueurs magiques. Et si l'on ferme les yeux et que l'on croit en sa bonne étoile, on peut apercevoir au clair de lune un traîneau tiré par douze rennes aux cornes de satin...

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