J'ai hâte. Je ne saurais exprimer en une durée précise le temps qui s'est écoulé depuis que je rêve d'elle.
De ses champs, de ses lochs, de ses villages magiques, de sa musique envoûtante, de ses habitants généreux comme savent l'être les Celtes.
Eire.
Comme dans un songe, elle m'apparaît, dans un camaïeu de verts, de bleus, de gris. Un instantané volé aux contes d'autres que moi, à ceux qui l'ont connue, touchée, approchée, qui se sont laissées subjuguer par elle.
Cette île. Quelle île...
Je ne réalise pas. J'en suis si près. si près...
C'est comme si à force de l'avoir désirée, espérée, elle était venue à moi. Naturellement. Simplement.
Je crois qu'à mon retour les mots et les images ne seront pas assez forts pour donner mon impression. Vivre l'un de ses plus grands rêves ne peut se peindre en phrases.
Mais j'essaierai. Je vous le promets. Je vous donnerai des nouvelles de là-bas, du vent, de la pluie, du soleil joueur entre deux averses. Des falaises abruptes, de l'herbe soyeuse. De la magie qu'elle dégage.
Irlande, j'arrive !

