Un oiseau, ses larges ailes déployées,
Vogue dans le ciel, pareil à une fumée
Que le vent emporte, qui ne reviendra pas
Odeur, semblable à celle du réséda
C’est un bateau qui a rompu ses amarres,
Un être sauvage, avide de liberté
Ou un simple nuage qui m’y aura fait croire
Par sa forme si proche de l’oiseau observé
Et mon âme trépide, y croit et vagabonde
Part rejoindre l’oiseau, ce « prince des nuées »
Comm’ son maître pressée de découvrir le monde
Et d’être émerveillée devant tant de beautés
Ô oiseau couronné, attends-moi et descends
De ton précieux nuage, dis-moi d’où vient le vent
Qui le pousse si loin de sa terre native
Par-delà les collines, par delà d’autres rives
Il est déjà trop tard, l’oiseau s’en est allé
Ce vent qui souffle fort, de nouveau est passé
Mais moi, fou que je suis, j’attendrai à nouveau
J’attendrai des semaines, des années s’il le faut
Tant que vivra l’espoir dans mon âme déçue
La bise pourra venir, et la neige et le froid
Tout au fond de mon cœur, et jusqu’en haut des nues
Mon souhait le plus cher, je le sais, reviendra
un poème sans queue ni tête, sans forme particulière, écrit sur un coup de tête, et que j'ai hésité à vous mettre... que j'aimerais voler !

